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Une petite aide pour le Tribunal des livres ?

Publié le par annepaingault

Je suis allée au plus pressée. j'ai donc fait vite...pardon pour les coquilles s'il y en a!!!

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Ne pas oublier de penser à bien CHOISIR vos enseignements d'exploration en seconde

Publié le par annepaingault

A DEODAT DE SEVERAC :

Enseignements d’exploration : 2 x 1h30 hebdomadaire au choix

1/ Un premier enseignement choisi parmi les enseignements d’économie

OU

2/ Un second enseignement choisi par l’élève parmi les autres enseignements

Des sections d’excellence ( c’est possible dans ce cas constituer un dossier )

Options facultatives si vous vous sentez capables !!!!!

Les élèves qui le souhaitent peuvent choisir en plus une option facultative parmi les suivantes (3h hebdomadaires au choix) :

  • Allemand LV3
  • Catalan LV3
  • Latin
  • Histoire des Arts

 

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Robinson Crusoé : le récit :

Publié le par annepaingault

Merci à Oriane pour cet article                      Le mythe de Robinson

  Un marin avait été abandonné sur sa demande de 1704 à 1705 sur une île déserte. A partir de cette anecdote, l’écrivain anglais Daniel De Foe publie en 1719 La vie et les Etranges Aventures de Robinson Crusoé. Dans le roman Robinson vit seul 23ans, puis rencontre  Vendredi qu’il arrache aux anthropophages. Il parvient à recréer une sorte de civilisation rudimentaire, grâce à son ingéniosité, et à quelques outils récupérés sur l’épave échouée.

 

  S’aidant de la lecture de la Bible et de l’exercice assidu de l’écriture (Robinson tient son journal), le héros isolé trouve un sens à sa vie malgré la solitude. De Foe donne même à son aventure une valeur exemplaire, comme témoignage de la capacité de l’homme à surmonter les situations les plus difficiles.

 

  La réception du récit :

 

L’aspect moralisateur du récit a été diversement interprété. Rousseau a vu dans Robinson l’image de l’individu régénéré au contact de la nature. C’est le seul livre qui, à ses yeux, pouvait contribuer à l’éducation des enfants (cf Emile).

 

  D’autres ont cru voir dans l’histoire de Robinson l’apologie du capitalisme : ce serait le triomphe de l’homme blanc, du colon, bref de l’impérialisme, sur l’état sauvage.

 

  Le roman de De Foe a été traduit  dans plusieurs langues et adapté au cinéma. Plusieurs écrivains se sont inspirés de ce récit.

1882 : L’école de Robinson de Jules Verne.

1909 : Images à Crusoé (recueil de poèmes) de Saint- John Perse.

1969 : Vendredi ou les limbes du Pacifique, de Michel Tournier.

 

  Le primitivisme :

 

Robinson Crusoé illustre la réflexion sur les conditions de la vie sauvage, sur l’homme primitif et l’état de nature, qui anime la pensée occidentale depuis les grands voyages de la Renaissance (Montaigne : Les cannibales, essais 1)

 

  En 28ans de vie sur son île, Robinson a pu réinventer l’agriculture, l’élevage, la technique et parcourir ainsi de façon symbolique les diverses étapes du développement de l’humanité. Robinson découvre ainsi les aspects pervers de la vie en société.

 

  L’instinct de survie a poussé Robinson à faire preuve d’inventivité et d’ingéniosité et a vécu en harmonie avec les éléments/le monde. En ce sens les aventures de Robinson rejoignent les modèles classiques de l’idéologie humaniste.

 

  Ainsi, l’intelligence et le travail lui permettent de dominer le milieu naturel.

 

  L’exotisme :

 

  Comme de nombreux autres récits du XVIIIème siècle, le roman de De Foe se situe dans un espace lointain, propre au développement de l’imaginaire. Les thèmes de l’inconnu, de la découverte, de l’inquiétude, s’y confondent avec le rêve et les traditions des grands voyages initiatiques ou légendaires. Montesquieu : Lettres persanes, Swift : Les voyages de Gulliver, Voltaire : Candide, Diderot : Supplément au voyage de Bougainville ; utilisent la même portée symbolique de « l’ailleurs » pour mettre en questions les pratiques culturelles usées par l’habitude. Seul l’étranger peut porter un regard neuf sur notre société et, éventuellement, mettre au jour ses imperfections.

 

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5ème : Les Clients du Bon Chien jaune de Pierre Mac Orlan

Publié le par annepaingault

 

Les Clients du Bon Chien jaune est un roman de Pierre Mac Orlan publié en 1926 aux éditions Les Arts et le livre dans la collection La joie de nos enfants.

 

 L'action se déroule en Bretagne, sur la côte du Léon, en 1756. Le jeune Louis-Marie Benic, âgé de 14 ans, vient de perdre son père. Seul, sans ressources, il entreprend alors d'aller à Brest, où s'est établi Nicolas Benic, un oncle qu'il n'a jamais vu, en qualité de tenancier d'un cabaret mystérieux à l'enseigne du Bon Chien jaune.

Le jeune homme est bien accueilli par l'aubergiste qui le prend à son service. Mais un soir, à l'occasion d'une entrevue de son oncle avec un individu, visiblement des plus louches, répondant au sobriquet de Pain Noir, Louis-Marie commence à douter de la probité de Nicolas Benic.

 A juste titre: il finira par apprendre que l'aubergiste a partie liée avec une bande de pirates établie entre la France et l'Angleterre, bande à laquelle il sert à la fois de receleur et de pourvoyeur en marins

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Le ROBINSON DU METRO de Felice HOLMAN

Publié le par annepaingault

Dans la série : LIRE C'EST GRANDIR !

 

« Dans notre monde où tout est identifié, répertorié, où, grâce aux technologies modernes, chacun est sous le regard des autres, est-il encore possible de revivre l’aventure de Robinson Crusoé, de survivre à l’écart des autres, dans la solitude et le secret, voire la clandestinité ?

       Slake est un orphelin solitaire de  13 ans . Petit, myope, rêveur, amoché en permanence.  Les rares contacts qu'il connaît sont les brimades, les coups de la part de ses camarades, de ses professeurs, de la vague tante censée l'élever. C'ést un garçon méfiant, silencieux et solitaire .Alors, Slake a pris l'habitude de se réfugier dans le métro. Un jour qu'il est poursuivi, harcelé, au bord du désespoir, il s'engouffre sous le tourniquet du métro de Colombus Circle….Un jour plus sombre qu'un autre. Il décide de ne pas remonter...Cent vingt et un jours, seul dans le métro new-yorkais.

À travers le récit de ces 121 jours Felice Holman renouvelle le célèbre mythe du naufragé de Daniel Defoe et raconte une tentative de survie dans ce lieu étrange qu'est le métro de New York. Vous avez là un roman bouleversant sur la solitude et la vie.

 

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5ème : aide au choix: les naufrageurs ou Les flibustiers de Ian LAWRENCE

Publié le par annepaingault

 

 En 1799, un bateau fait naufrage sur les côtes de Cornouailles. John Spencer , fils du capitaine, est seul survivant avec son père. Lorsque John reprend connaissance, il se rend compte qu’il est prisonnier de pilleurs de bateau. 

 Les habitants du village de Pendennis semblent se livrer à un mystérieux trafic...

Qui tire les ficelles ?

Et

à qui John pourra-t-il se fier pour libérer son père retenu prisonnier ? 

John va essayer d’échapper à ces terribles pilleurs et va tenter de libérer et de sauver son père

       Un roman d'aventures captivant dans la grande tradition de L'île au trésor

                 ou du même auteur ...un autre livre possible

 

  Les flibustiers /  Ian LAWRENCE  

John Spencer est Second sur le “Dragon”, goélette appartenant à son père. En route vers les Caraïbes il recueille à bord un naufragé qui transporte avec lui un mystérieux coffret. Tout ce qui entoure cet homme est étrange : il semble bon navigateur et pourtant tous les bateaux sur lesquels il a navigué ont connu un destin funeste. De retou En 1799, un bateau fait naufrage sur les côtes de Cornouailles. John Spencer , fils du capitaine, est seul survivant avec son père. Lorsque John reprend connaissance, il se rend compte qu’il est prisonnier de pilleurs de bateau. John va essayer d’échapper à ces terribles pilleurs et va tenter de libérer et de sauver son père retenu prisonnier. r vers Londres ils seront attaqués par un redoutable navire pirate, le combat va faire rage et sera-il lui aussi fatal pour le « Dragon » ?

 Mots-clé : 
  AVENTURE – MER – PIRATE – FATALITE – SUPERSTITION

Ce troisième ouvrage de la trilogie (Les naufrageurs – Les contrebandiers) peut être lu séparément. Il s’agit typiquement d’un roman d’aventures maritimes

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5ème : aide au choix : l'île au trésor de STEVENSON ( super !!)

Publié le par annepaingault

 

 

ACCROCHE

 

Un petit port anglais, la modeste auberge de l’Amiral Benbow, un vieux marin à la jambe de bois, une étrange et menaçante tache noire, une tuerie entre pirates, un coffre, un jeune garçon curieux et… une carte indiquant l’emplacement d’un trésor enfoui sur une île déserte.

Des personnages inoubliables, une aventure fascinante, du fantastique, du suspense, de l’effroi , oui, oui....

 Il faut embarquer sans tarder dans ce livre de légende qui a donné au mythe de la chasse au trésor son expression la plus aboutie.

 

Autrement dit :

Jim Hawkins, jeune garçon courageux, s'embarque sur un navire à la recherche d'un trésor enfoui sur une île déserte.
Il se trouve alors aux prises avec des pirates patibulaires, notamment un certain Long John Silver doté d'une jambe de bois.

Cette aventure incroyable nous plonge dans le monde des pirates sanguinaires, plus vrais que nature, qui s'entredéchirent sur une île brûlée par le soleil.

 

 Plongez dans une véritable histoire de pirates devenue un classique de la littérature.

 

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Bibliothèque des Robinsonnades

Publié le par annepaingault

Allez voir ce site très bien fait !

Cliquez ici :

link

   

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Jules Verne : L'Île mystérieuse (1874)

Publié le par annepaingault

Oeuvres de Jules Verne

 Vous pouvez le lire en ligne.

là :

link

 Si vous avez aimé le capitaine Némo...

vous allez le retrouver là !

Après avoir fui les ravages de la guerre de sécession à bord d'un ballon, L'ingénieur Cyrus Smith, son domestique Nab, le journaliste Gédéon Spilett, le marin Pencroff et le jeune Harbert échouent sur une île déserte perdue dans l'océan pacifique. Coupés de toute civilisation, les cinq naufragés vont devoir s'organiser pour survivre en complète autarcie. Ils vont devoir lutter contre les forces aveugles de la nature et pour cela, ils  regorgent d'inventivité pour tenter de recréer la civilisation qu'ils ont perdue.

Pourtant, une étrange puissance invisible semble veiller sur eux. Sont-ils réellement seuls sur cette île décidemment bien mystérieuse ?

Ce n'est pas tuer le suspense que de révéler qu'ils

 triompheront, après avoir, notamment, retrouvé des survivants

étranges survivants !!!

 

 

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Michel Strogoff. Aventure, aventure !!!

Publié le par annepaingault

 

En Russie, des hordes de Tartares envahissent la Sibérie, dévastant les villages et semant la terreur parmi les populations. Les communications sont coupées et le Tsar, à Moscou, n’a d’autre solution que d’envoyer un homme prévenir son frère, le Grand Duc, à Irkoutsk, situé à 5 000 kilomètres, du danger imminent.
Qui, sinon Michel Strogoff, jeune et courageux capitaine, pourra mener à bien cette mission dangereuse ?

Michel Strogoff, un jeune et courageux courrier du Tsar, est envoyé en mission secrète à Irkoutsk pour délivrer au Grand Duc, le frère du Tsar, une lettre l’informant de l’arrivée imminente des Tartares.
Il devra parcourir plus de 5.000 Kilomètres à travers le pays assiégé, poursuivi par Ivan Ogareff, un traître à la solde des Tartares et ses complices, chargés d’intercepter la précieuse lettre.
Sous la fausse identité de Nicolas Korpanoff, marchand de chevaux, il entreprend son long et périlleux voyage.
Dès le départ, il rencontre Nadia, une jeune femme qui cherche elle aussi à se rendre à Irkoutsk dans l’espoir de retrouver son père, un chirurgien chassé de Moscou pour avoir soigné un anarchiste et dont elle n’a plus aucune nouvelle..
Deux journalistes, l’anglais Harry Blount et le français Alcide Jolivet, qui couvrent les évènements pour leurs journaux respectifs, sont également du voyage.
Ils devront affronter courageusement les intempéries, les bêtes sauvages et surtout les Tartares d'une cruauté sans limite.
En traversant son village natal, Michel Strogoff croise sa mère qui, bien malgré elle, révèle sa véritable identité le mettant ainsi en danger.

Capturé,

Michel Strogoff est épargné

mais

condamné à un terrible châtiment :

 Avoir les yeux brûlés au fer rouge et perdre la vue.
Il décide néanmoins de poursuivre sa mission avec l'aide de Nadia qui lui servira de guide

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5ème :Vendredi ou la vie sauvage de M.Tournier

Publié le par annepaingault

 

 

Robinson, parti faire fortune en Amérique du Sud échoue, au gré d'un naufrage, sur une île déserte, que nulle carte ne signale.

 

Seul survivant,  Il s'aperçoit alors très vite qu'il ne doit s'en remettre qu'à lui-même et à son ingéniosité pour survivre, dans une nature pas toujours très accueillante.

 

Comment parviendra-t-il à supporter sa solitude ?

 

Arrivera-t-il à imposer ses règles d'homme civilisé à cette nature sauvage et à la domestiquer ou bien est-ce elle, finalement, qui aura le dernier mot ?

 

. Après des années de solitude, il rencontre un indigène qu’il baptise Vendredi et dont il fait son esclave.

 

Cependant, plusieurs événements remettent en question les certitudes de Robinson sur " l’homme blanc civilisé " et, quand un navire européen approche enfin, Robinson refuse de quitter l’île, tandis que Vendredi embarque vers de nouveaux horizons.
Inspiré des aventures de Robinson Crusoé de Daniel Defoe, Vendredi ou la Vie sauvage propose une version plus humaine du personnage de Robinson : le romancier inverse les rôles, et c’est Vendredi qui donne finalement une leçon de civilisation à son maître. L’indigène devient le véritable héros du récit ; c’est d’ailleurs son nom que l’auteur a choisi de faire figurer dans le titre.

 

 

Extrait de Vendredi ou la Vie sauvage

Robinson n''avait jamais été coquet et il n''aimait pas particulièrement se regarder dans les glaces. Pourtant cela ne lui était pas arrivé depuis si longtemps qu''il fut tout surpris un jour en sortant un miroir d''un des coffres de La Virginie de revoir son propre visage. <...> Ce qui l''inquiétait tout de même, c''était l''air sérieux qu''il avait, une sorte de tristesse qui ne le quittait jamais. Il essaya de sourire; là, il éprouva comme un choc en s''apercevant qu''il n''y arrivait pas. Il avait beau se forcer, essayer à tout prix de plisser les yeux et de relever les bords de sa bouche, impossible, il ne savait plus sourire. <...> C''est alors que ses yeux s''abaissèrent vers Tenn. Robinson rêvait-il ? Le chien était en train de lui sourire ! D''un seul côté de sa gueule, sa lèvre noire se soulevait et découvrait un double rangé de crocs.

 

 

 

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Métaphysique des tubes / A. Nothomb

Publié le par annepaingault

Date de première parution DE CE LIVRE  : 2000

 L'auteur :

Biographie :

    Née en 1967 à Kobe, au Japon, Amélie Nothomb est fille de l'ambassadeur de Belgique à Rome, qui est aussi baron et écrivain.
Amélie Nothomb passe ses cinq premières années au Japon. Elle y restera profondément marquée, allant jusqu'à parler couramment japonais et à devenir interprète. Elle s'expatrie pour vivre successivement en Chine, à New York, au Bengladesh, en Birmanie et au Laos, avant de retourner à dix-sept ans en Belgique, où elle entame une licence en philologie romane à l'Université Libre de Bruxelles.
    Elle se définit "graphomane" car elle écrit depuis ses dix-sept ans. A trente-trois ans, elle avoue avoir déjà écrit trente-sept romans dont une vingtaine qu'elle ne veut pas publier car elle les jugent trop personnels.
        Elle publie son premier roman qui fait une entrée fracassante en 1992 intitulé Hygiène de l'assassin.
    Elle est encore actuellement domiciliée à Bruxelles mais voyage beaucoup de ville en ville afin de rencontrer ses lecteurs.

Première édition : Année 2000

Éditeur : Éditions Albin Michel S.A.

Bibliographie :

    * Hygiène de l'assassin, roman, Albin Michel, 1992
    * Le Sabotage amoureux, roman, Albin Michel, 1993
    * Les Combustibles, théâtre, Albin Michel, 1994
    * Les Catilinaires, roman, Albin Michel, 1995
    * Péplum, roman, Albin Michel, 1996
    * Attentat, roman, Albin Michel, 1997
    * Mercure, roman, Albin Michel, 1998
    * Stupeur et tremblements, roman, Albin Michel, 1999
    * Métaphysique des tubes, roman, Albin Michel, 2000
    * Cosmétique de l'ennemi, roman, Albin Michel, 2001
    * Robert des noms propres, roman, Albin Michel, 2002
    * Antéchrista, roman, Albin Michel, 2003
    * Biographie de la faim, roman, Albin Michel, 2004
    * Acide sulfurique, roman, Albin Michel, 2005
    * Journal d'Hirondelle, roman, Albin Michel, 2006
    * Ni d'Ève ni d'Adam, roman, Albin Michel, 2007
    * Le Fait du prince, roman, Albin Michel, 2008
    * Le Voyage d'Hiver, roman, Albin Michel, 2009
    * Une Forme de vie, roman, Albin Michel, 2010

"Métaphysique des tubes" est une autobiographie écrite par Amélie Nothomb. Dans ce livre l'auteur nous décrit sa vie de l'age de 0 à 3 ans avec un style simple et drôle. Même si le début du texte paraît à première vue compliqué, il ne faut surtout pas s'arrêter à cet obstacle car la suite est vraiment passionnante.

EN VOICI UNE ACCROCHE  : "Il existe des êtres qui ne subissent pas la loi de l'évolution. Ce sont les légumes cliniques", ou des tubes par où circule seule la nourriture. Ces tubes ne sont pas pour autant sans cervelle puisqu'il arrive que celle-ci, suite à un "accident fatal", se réveille soudain, et déclenche la vie. C'est exactement ce qu'a vécu la (très) jeune narratrice de Métaphysique des tubes durant les deux premières années de sa vie qui furent muettes, immobiles, végétatives, bref divines. Au sens propre, car ce singulier bébé n'ignore pas qu'il est Dieu lui-même, méditant sur ce monde qu'il hésite à rejoindre. Sous forme de monologues intérieurs, considérations philosophico-drolatiques, on déguste le récit de ces trois premières années d'une vie française au Japon, pays merveilleux où de la naissance à la maternelle, l'enfant est un dieu.

Au début, l'auteur nous expose une théorie selon laquelle Dieu serait un tube et nous explique alors le titre de son œuvre : l'auteur veut rechercher au delà des apparences des réponses sur son existence, la vie, Dieu...
A sa naissance l'auteur définit sa vie comme celle d'un Dieu ou plutôt d'un tube : elle existe, mais ne ressent aucun manque et est le centre de l'univers. L'enfant (ou le tube) ne bouge pas, ne crie pas, ses parents l'appellent donc " la plante " en référence au légume qu'il était. Cet état presque léthargique va être suivi d'un état très différent où le bébé cri, hurle, tape pour exprimer son mécontentement, sa frustration. En effet, il s'aperçoit qu'il n'est plus le centre du monde, qu'il n'a plus le pouvoir absolu d'exister car il ne peut pas parler, il a beau crier aucune personne n'a l'air de le comprendre, il n'impose pas son pouvoir.
Puis un jour, l'enfant renaît par la grâce d'un bout de chocolat blanc tendu par sa grand-mère. En réalité, l'enfant revit car il a découvert qu'il a de l'emprise, du pouvoir sur ce bâton de chocolat, car en le mangeant celui-ci devient du plaisir. A partir de cette renaissance l'enfant retrouve une vie " normale " mais ne cesse pas d'être un Dieu car au Japon un enfant de moins de 3 ans est considéré comme tel.
C'est à partir de ce moment, que l'auteur arrête de baser son récit sur des souvenirs évoqués par ses parents et utilise ses propres souvenirs. La partie qu'on appellera vie post-natale [car l'auteur ne considère pas être né avant l'évènement du chocolat], ne prend qu'une courte place dans l'œuvre. Ainsi 2 ans et demi de la vie d'Amélie Nothomb prend moins de place que une demi-année.
Cette autobiographie s'arrête à l'age de 3 ans juste après son " suicide " car l'auteur annonce qu'après " il ne s'est plus rien passé ". En effet, celle-ci pense qu'après 3 ans on ne vit plus, on s'habitue. Ce livre fait beaucoup de références à la mort, ce qui nous renvois à l'étude de l'existence et donc au titre de l'œuvre : l'auteur a bien respecté son pacte annoncé par le titre.
On peut dire que l'auteur termine son livre à 3 ans car c'est vers cet age qu'elle apprend qu'elle ne restera pas éternellement au Japon. Cette nouvelle sera une grande révélation pour elle et ce livre met bien en valeur l'importance de son pays natal et explique la trace que le Japon a eut et a toujours sur l'auteur. Une trace qui reste dans ses souvenirs et dans son écriture.
On remarque aussi que le récit s'arrête lorsque l'enfant, dans les coutumes japonaises, n'est plus considéré comme un Dieu. On peut en déduire que ce roman fait refléter le sentiment d'égocentrisme des enfants avant l'age de 3 ans qui se croient le centre du monde.
Cette autobiographie est attachante car elle raconte les souvenirs du point de vue de l'enfant, on découvre alors ses questions, ses jeux, ses explications.
cf : http://www.france-jeunes.net/lire-amelie-nothomb-metaphysique-des-tubes-15001.htm

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3ème : LE COEUR SOUS LE ROULEAU COMPRESSEUR

Publié le par annepaingault

 
Le Cœur sous le rouleau compresseur

Le Cœur sous le rouleau compresseur
est
le second roman
d'Howard Buten.

Ce livre est la suite de Quand j'avais cinq ans je m'ai tué.

Dix ans après, Gil, étudiant assagi, retrouve Jessica et l'épouse.
Mais le miracle de l'enfance ne peut se reproduire.
Condamnés à être adultes, ils se séparent.
Et Gilbert devient psychiatre
dans la clinique où il fut interné
!!!!!

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Autoportraits..... Site remarquable

Publié le par annepaingault

De l’autoportrait d’un artiste chinois ce soir, il s’appelle Zhang Artiste chinoisHuan, vit et travaille à New York. Sa renommée outre-mer a fait retirer son nom de la liste de Persona non grata de son pays d’origine. Depuis, il travaille aussi à Shanghai.

De l’autoportrait d’un artiste chinois ce soir, il s’appelle Zhang Artiste chinoisHuan, vit et travaille à New York. Sa renommée outre-mer a fait retirer son nom de la liste de Persona non grata de son pays d’origine. Depuis, il travaille aussi à Shanghai.

Norman Rockwell - Triple Self Portrait - 1960

Norman Rockwell - Triple Self Portrait - 1960

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"les écritures de soi "

Publié le par annepaingault

Travail mené avec une classe de troisième au collège des Bourgognes de Chantilly. Ce travail est le produit collectif d'une classe de troisième.

 

 "les écritures de soi"

Introduction

"A la question : "qui suis-je ?", je suis tenté de répondre : "je m'appelle Axel, je suis un garçon de quinze ans, je suis un être vivant qui habite à Chantilly". Mais dire cela ne présente pas vraiment qui je suis. Car je ne fais que donner les groupes ou les catégories auxquels j'appartiens. Autrement dit, je ne réponds pas à la question de l'identité, mais à celle de l'appartenance : j'appartiens au groupe des êtres vivants, à celui de ceux qui s'appellent Axel, etc...Donc notre carte d'identité ne suffit pas à dire qui nous sommes en réalité. Ce sont les racistes qui confondent l'identité et l'appartenance.
C'est ce qu'explique Michel Serres, philosophe français contemporain.
Dans ces conditions, qu'est-ce qui fait de moi un être unique ?
 D'un point de vue biologique, c'est l'ADN qui fait de nous un être unique.
Mais l'ADN nous informe surtout sur nos caractéristiques physiques, par sur ce que nous sommes.
 Qu'est-ce qui fait de moi un être unique ?   
Ce qui fait de moi un être unique, ce sont mes sentiments, mes pensées et ma conduite dans des situations ou des expériences très fortes, telles que l'amour, l'amitié et la mort.
Comment découvrir qui nous sommes à partir de ces expériences ? On peut aller chez un psychanalyste, mais on peut aussi adopter certaines techniques comme l'écriture.
C'est ce que font les autobiographes.
 L'autobiographie, les journaux intimes, l'autoportrait sont des techniques d'écriture qui permettent de réfléchir sur notre identité personnelle, sur qui nous sommes.
                                  Persépolis de Marjane Satrapi
Objectif : comprendre les mémoires
    
    France, aéroport d'Orly. Une jeune femme hésite à prendre un avion en direction de Téhéran. Elle se souvient. 1978, en Iran, la petite et insouciante Marjane est choyée par sa famille. Intellectuels modernes, ses parents protestent contre le chah. Mais leurs espoirs de liberté tombent avec la mise en place de la République Islamique qui fait exécuter Anouche, l'oncle de Marjane. La fillette qui rêvait de changer le monde en se proclamant prophète doit désormais se soumettre à la loi islamique, subir les privations et les bombardements lors de la guerre Iran-Irak et bientôt porter le voile.
 
 Adolescente à la langue bien pendue, elle se révolte de plus en plus. Pour la protéger, ses parents décident de l'envoyer en Autriche.
Pour comprendre l'histoire de Marjane, il faut connaître et comprendre l'histoire de l'Iran.
Persépolis débute sous le régime du Chah (empereur) Mohammed Réza Pahlévi. Celui-ci est très occidentalisé, il a rompu avec les vieilles traditions religieuses, il alphabétise la population, prend en compte les femmes, souhaite une révolution industrielle et culturelle. Mais sa police politique, mise en place par la CIA en 1957 (la SAVAK) enferme et tue les opposants.
 Ce régime autoritaire fait naître une révolution. C'est l'ayatollah Khomeyni, un religieux en exil en France, qui incarne la révolution en marche.
 Au départ, la révolution regroupe tout le monde (libéraux, communistes, socialistes et religieux). Mais rapidement les religieux seuls prennent le pouvoir.   
L'Iran devient alors une République Islamique en 1979.
 Le nouveau gouvernement est fondé sur la loi islamique.
 Le chef des religieux, l'ayatollah ("signe de Dieu") Khomeyni, est appelé "Guide suprême ou Guide de la révolution" et se situe au-dessus du Président de la République.
L'événement historique synonyme de liberté décrit au début du film devient donc rapidement une dictature.
Persépolis parle donc de guerre et de politique. Mais cette politique est vue à travers les yeux de Marjie.
 Au début dud récit, le protagoniste et narrateur est Marjie qui voit le monde qui l'entoure avec naïveté et acuité. Cette enfant grandit, et son regard va bien sûr changer.
 Le film utilise différents procédés tels que l'humour pour montrer la différence entre le personnage de Marjane, enfant ou adolescente, et l'auteur devenue adulte.
Ainsi, au début, la petite Marjane affirme qu'elle sera prophète : il s'agit bien sûr là d'une parole d'enfant, et tout le monde comprendra bien vite que l'auteur adulte ne croit plus en la parole de cet enfant.
L'auteur utilise les couleurs noir, blanc et gris pour exprimer la tristesse et la colère.
Le dessin de Satrapi est réaliste.
Les moments de danger sont toujours dessinés en ombres chinoises. Toutefois des personnages non réalistes apparaissent souvent : Dieu et Marx quand l'enfant rêve.
Ces scènes sont surréalistes car elles expriments les rêves de Marjie. Le film est une donc une synthèse poétique entre le réalisme, quand la guerre ou la vie quotidienne sont montrées, et le surréalisme, quand le rêve ou le fantasme sont mis en scène."
 

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La civilisation, ma Mère !... Driss Chraïbi

Publié le par annepaingault

Driss Chraibi

Driss Chraibi

La civilisation, ma Mère !... Driss Chraïbi
La civilisation, ma Mère !... Driss Chraïbi
La civilisation, ma Mère !... Driss Chraïbi

"Deux fils racontent leur mère, à laquelle ils vouent un merveilleux amour. Le plus jeune d'abord, dans le Maroc des années 30. Menue, fragile, gardienne des traditions, elle est saisie dans des gestes ancestraux, et vit à un rythme lent, fœtal. Radio, cinéma, fer à repasser, téléphone deviennent des objets magiques, prétextes d'un haut comique. Puis Nagib, le frère aîné, prend le relais. Durant les années de guerre, la mère s'intéresse au conflit, adhère aux mouvements de libération des femmes et, globalement, de son peuple et du Tiers Monde. Elle en est même le chantre. Elle sait conduire, s'habille à l'européenne, réussit tous ses examens. Elle est toujours semblable : simple et pure, drôle, et toujours tendre." ( Folio )

EXTRAIT :

Le téléphone.
"En 1940, quand on nous installa le téléphone, j’ai tenté de parler à ma mère de Graham Bell et des faisceaux hertziens. Elle avait sa logique-à elle-diluante comme le rire peut diluer l’angoisse.
-Comment ? Je suis plus âgée que toi. C’est moi qui t’ai enfanté, et non le contraire, il me semble. Un fil , c’est un fil. Et un arbre égale un arbre, il n’y a pas de différence entre eux. Tu ne vas pas me dire que ce fil s’appelle Monsieur Kteu, que cet autre s’appelle fer à repasser, et celui-ci monsieur Bell ? Simplement parce qu’ils sont de couleurs différentes ? A ce compte-là, il y aurait trois génies dans la maison ? Et plusieurs espèces humaines sur la terre ? C’est ça qu’on t’apprend à l’école ?
Je me contentai donc de lui expliquer le mode d’emploi. Elle dit : « Allons-y », souleva le cornet acoustique, le porta à l’oreille, tourna la manivelle du téléphone de toutes ses forces, il y eut un chuintement. Une voix de fer-blanc parvint jusqu’à moi, après avoir fait sursauter ma mère :
-Allô, ici le central. Quel numéro désirez-vous ?
-Le salut de Dieu soit avec toi, mon fils, dit maman. C’est la voix de la poste ?
-Oui, c’est le central.
-C’est la poste ?
-C’est ça , c’est le central. J’écoute.
-Je voudrais la poste.
-Vous avez le central.
-J’ai demandé la poste.
-C’est la même chose.
-Ah !
-Quel numéro désirez-vous ?
-Fès.
-Ne quittez pas.
Elle ne quitta pas, me rassurant d’un large sourire :
-C’est loin Fès. A dix jours de cheval, au moins. Mais le génie galope comme le vent, tu vas voir. Les distances ne lui font pas peur… Trois minutes et il y sera… Qu’est-ce que je te disais ? Allô ! je suis à Fès ?
-Cabine de Fès. J’écoute.
-Allô, Meryem ? Tu as changé de voix…
-Qui demandez-vous ? J’écoute.
-moi aussi.
-Comment ?
-J’écoute, moi aussi. C’est toi, Meryem ?
-Vous avez demandé Fès ?
-Oui.
-Quel numéro ?
-Écoute, ma fille, et tâche de comprendre. Voilà : je voudrai parler à ma cousine. Je ne l’ai pas vu depuis quinze ans.
-Quel numéro ? Elle est abonnée ?
-Alors, je ne sais pas.
-Il me faut un numéro.
-Écoute, ma fille, je vais t’expliquer, ouvre bien tes oreilles et je prierai pour toi. Ma cousine s’appelle Meryem. Elle a des yeux verts comme l’herbe du pâturage, la peau blanche comme du lait…
-Allô ! Allô !... Écoutez-moi…
Et elle obtint sa cousine un quart d’heure plus tard, lui parla comme seule ma mère pouvait le faire, sans aucune notion de temps.
Elle téléphona jusqu’à la nuit tombante.
De temps à autre, régulièrement, comme un refrain aigu, s’élevait la voix de la téléphoniste :
-Vous avez terminé ?
-Comment ? Non, je n’ai pas terminé. Tu m’interromps tout le temps.
-Mais , madame , vous avez la ligne depuis plus de deux heures. Ça va vous coûter une fortune.
-Quoi ? Quoi ? Parce qu’il faut te payer pour que je parle.
Mon père paya la communication. Il régla sans y faire allusion toutes celles que maman obtint par la suite."

 

Magnifique prologue

"Le prologue :

« Voilà le paradis où je vivais autrefois : mer et montagne. Il y a de cela toute une vie. Avant la science, avant la civilisation et la conscience. Et peut-être y retournerai-je pour mourir en paix, un jour…
Voilà le paradis où nous vivions autrefois : arbre de roc, la montagne plongeant abruptes ses racines dans les entrailles de la mer. La terre entière, humanité comprise, prenant source de vie dans l’eau. L’Océan montant à l’assaut du ciel le long de la falaise et, jusqu’aux cimes, le long des cèdres hérissés.
Un cheval blanc court et s’ébroue sur la plage. Mon cheval. Deux mouettes s’enlacent dans le ciel. Une vague vient du fond du passé et, lente, dandinante, puissante, déferle. Explose et fait exploser les souvenirs comme autant de bulles d’écume.
Souffrance et amertume d’avoir tant lutté pour presque rien : pour être et pour avoir, faire et parfaire une existence – tout, oui, tout est annihilé par la voix de la mer. Seule subsiste la gigantesque mélancolie de l’autrefois, quant tout était à recommencer, tout à espérer. Naissance à soi et au monde.
Une autre vague vient par-dessus la première et fulgure. Etincelle e ruisselle d’une vie nouvelle. Sans nombre, débordant par-delà le rives du temps, de l’éternité à l’éternité d’autres naissent et meurent, se couvrant et se renouvellent, ajoutant leur à la vie. D’aussi loi qu’on les entende, toutes ont la même voix,, répètent le même mot : paix, paix, paix… »

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AUTOBIOGRAPHIE : Dans la peau d'un noir ...

Publié le par annepaingault

Récit autobiographique




Éditions Folio - 249 pages

en 1959 J.H. Griffin, homme blanc, à l'aide d'un médecin,
 a coloré sa peau pour devenir noir
puis est parti sur les routes
pour prendre conscience
et

se rendre compte de la réalité quotidienne du racisme au quotidien



 

Extrait :

Éteignant toutes les lumières, j'allai dans la salle de bains où je m'enfermai. Dans l'obscurité je restai planté devant le miroir, ma main sur le bouton de l'électricité. Je m'obligeai à la tourner.
Dans un flot de lumière reflété par le carrelage blanc, le visage et les épaules d'un inconnu - un Noir farouche, chauve, très foncé - me fixait avec intensité dans le miroir. Il ne me ressemblait en aucune façon. La transformation était complète et bouleversante. Je m'attendais à me trouver déguisé, ceci était tout autre chose. J'étais emprisonné dans le corps d'un parfait étranger, peu attirant et à qui je ne me sentais lié en rien. Tout ce qui pouvait subsistait du John Griffin antérieur était anéanti. Ma personnalité elle-même subissait une métamorphose tellement totale que j'en éprouvai une détresse profonde. Je regardai dans le miroir qui ne reflétait rien du passé de John Griffin, homme blanc. Non, cette image était un retour à l'Afrique, aux masures et au ghetto, aux luttes stériles contre l'anathème noir. Tout à coup, sans presque aucune préparation mentale, sans indications préalables, ce la m'apparut évident et m'imprégna entièrement. Ma tendance naturelle fut de lutter contre cela. J'avais été trop loin. Je savais maintenant qu'il ne peut être question d'un homme blanc déguisé lorsque le maquillage foncé ne peut être enlevé. L'homme teint est intégralement un Noir, qui qu'il ait pu être auparavant. J'étais un Noir de fraîche date qui devait franchir cette porte et vivre dans un univers qui m'était étranger".

*******

L'expérience s'est déroulée sur 3 mois. Une fois la décision prise, J.H. Griffin a quitté sa famille, puis à l'aide d'injection et de rayons uv a entamé la transformation. Quand sa peau eut atteint la coloration adéquat, il a tout laissé derrière lui pour comprendre la douleur de toute une partie de la population américaine.
Son périple a commencé à la Nouvelle-Orléans. Dès sa première sortie, John-Howard Griffin entre dans un nouveau monde : la plupart des cafés et restaurants lui sont fermés; il ne peut plus boire ou aller aux toilettes comme avant; il est obligé de parcourir des kilomètres pour simplement pouvoir acheter une bouteille d'eau; les trajets en transport en commun deviennent humiliants. En changeant de couleur de peau, il a disparu. Les hommes blancs ne le regardent plus : là où il avait droit avant à des sourires et des "bonjours", ne résonnent plus que des regards d'indifférence ou pire de menace.
Mais il veut aller au bout de son projet. Alors il prend un bus pour rejoindre le Misssipi, terre de la ségrégation. Et l'expérience se transforme en cauchemar. À la Nouvelle-Orléan, si la vie d'un noir est compliquée, elle devient insoutenable dans le berceau des Sudistes

John Howard Griffin va réaliser que l'on traite les noirs comme la pire engeance de la terre.
Quand au bout de six semaines, il décide de retourner parmi les siens, les difficultés, loin de s'estomper, vont aller croissantes. Les blancs ne lui pardonnent pas ce qu'ils prennent pour une trahison.

Ce récit est bouleversant. Il faut bien se souvenir à chaque ligne, que ce qui se déroule sous nos yeux n'est pas une fiction, mais bien le témoignage d'un homme qui a voulu vivre ce que subissait toute une partie de la population américaine à la fin des années 50.
En changeant de couleur de peau, John-Howard Griffin a fait ce qu'aucun autre homme avant lui n'avait tenté. Comprendre de l'intérieur.
 
L'auteur :

.
John Howard Griffin (16 juin 1920 - 9 septembre 1980)

John Howard Griffin est un Américain né au Texas qui a un jour décidé que le système d’éducation des États-Unis ne répondait pas à son attente, parce que la part faite aux humanités lui semblait insuffisante, et trop faite pour la spécialisation. Il a donc choisi de poursuivre ses études en France, alors qu’il n’avait que 16 ans, et comme il ne parlait pas encore français, il s’y est mis. Puis, il a complété ses études de médecine, toujours en France, et s’est orienté ensuite vers la psychiatrie.

Détail intéressant : il s’est initié chez les Bénédictins de Solesmes à l’influence de la musique dans le traitement de la folie, et devint une autorité en matière de chant grégorien. La Seconde Guerre mondiale l’a surpris alors qu’il était attaché au service psychiatrique d’un petit hôpital de province en France. Au moment de l’exode, le directeur de ce service fut obligé de fuir les nazis parce qu’il était juif, c’est donc John Howard Griffin qui en assuma la relève pendant quelques mois. À cette époque, il était âgé de 26 ans.

Il appartiendra à un moment à un réseau de la résistance en France, puis il va rejoindre l’armée américaine dans le Pacifique pour revenir plus tard en Europe, quelques jours à peine avant la fin des hostilités. En pleine action, il est atteint par un éclat d'obus. Puisqu’il est médecin, il sait très bien à quoi s’en tenir : dans quelques mois à peine, il aura perdu la vue. En attendant, il s’intéresse à la photographie et la dernière photo qu’il a développée avant la cécité est celle de la cathédrale de Reims par temps pluvieux.

.Devenu aveugle, il rentre aux États-Unis et entreprend des études philosophiques. Il se marie et commence une carrière d’écrivain. Quelques années plus tard, il devient paralysé. Après quelques interventions chirurgicales, il surmonte sa paralysie et un peu plus tard, recouvre la vue

John Howard Griffin est l’auteur de plusieurs romans qui ont été traduits en plusieurs langues. Il est considéré comme l’un des plus grands écrivains américains de sa génération réputé pour son combat contre les discriminations raciales

 

 

 

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AUTOBIOGRAPHIE : BLACK BOY.....

Publié le par annepaingault


Résumé :
Ce roman autobiographique narre l’histoire de Richard, petit garçon noir de 4 ans vivant dans le Mississipi au début du XX° siècle confronté à la ségrégation raciale.
 L’auteur dénonce alors l’injustice qui régnait à cette époque à travers ses souvenirs.
Misère, pauvreté, violences, voici le combat acharné d’un petit garçon pour s’en sortir dans la vie.

Un peu plus précisément:


BLACK BOY de Richard Wright

                       Black Boy / Richard Wright  
Black Boy , est écrit par Richard WRIGHT en 1945 et dénonce l’injustice envers les esclaves noirs au début du 20° siecle aux Etats-Unis.
L’histoire autobioghraphique se déroule à Natchez dans le Mississippi à l’époque de la ségrégation raciale.
Le personnage principal de Black Boy (L’enfant Noir) est l’auteur du livre, Richard WRIGHT, qui fait un retour en arrière pour aller à l’époque
où il avait 4 ans.
Dans la maison de WRIGHT, il y a aussi son petit frère qui paraît lui "taper sur les nerfs",
 sa Grand-Mère malade qui est au lit avec un docteur qui s’occupe d’elle
et
la Maman de WRIGHT qui paraît être très violente, menaçant de battre son fils jusqu’à lui faire perdre connaisance, ce qu’elle fait d’ailleurs.
Au début de l’histoire, le père de WRIGHT n’est pas présent mais se joint à la famille peu de temps après. Il y a une rivalité entre le père et son fils.
Ce livre est un peu long mais intéressant . Il offre une certaine difficulté pour ceux qui ont du mal à lire,
mais il est rempli de points qui nous font refléchir, d’idées à débattre : le racisme, l’éducation, l’esclavage.

.

Richard Wright en 1939 (photographie de Carl Van Vechten) 
Un petit mot sur l’auteur :
Richard Wright (1908-1960) incarne ici l’auteur et le narrateur de ce roman. Petit fils d’esclave et élevé par sa mère, il écrit ce livre en 1945 grâce aux souvenirs qu’il a gardé de son enfance difficile.
Il a été le premier écrivain noir à écrire un roman à succès

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AUTOBIOGRAPHIE : Quand j'avais cinq ans j'mai tué ...

Publié le par annepaingault

AUTOBIOGRAPHIE : Quand j'avais cinq ans j'mai tué ...
 

Editeur : Points  Année : 1981   Genre : roman


 
Il voulait voir s'envoler les minutes... Gil n'a que huit ans. Mais son petit cœur a déjà connu de bien grands sentiments. Trop grands. Trop forts... A cause de ce qu'il a fait à Jessica, le voici dans une résidence spécialisée. Seul, face à la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat. Seul dans une forteresse de silence. Qui pourra l'y rechercher ? Une émotion pure, dans une langue merveilleusement préservée.

   Si quelqu’un est qualifié pour parler des enfants, et plus encore de problèmes psychologiques liés à l’enfance, c’est bien Howard Buten, clowm, psychologue américano-français, orienté vers les enfants autistes.
   
   Et justement c’est d’enfant que va nous parler ce roman, d’enfant et d’un problème psychologique largement dû à la différence d’appréciation qui peut résider entre des adultes et un enfant.
 On perd son âme d’enfant en devenant adulte, on peut se demander si l’on ne perd pas aussi sa mémoire d’enfant ou pire, son âme plus simplement?

 
« Il m’a dit tout doucement :
   - Là, là, fiston, tout va bien, pleure pas.
   - Je pleure pas, j’ai dit, je suis un grand garçon.
   Mais je pleurais. Alors mon papa m’a dit que tous les jours il y a des gens qui deviennent morts et que personne sait pourquoi. C’est comme ça, c’est les règles. Et puis il est redescendu.
   Je suis resté assis sur mon lit très longtemps. Assis, comme ça, longtemps, longtemps. J’avais quelque chose de cassé à l’intérieur, je sentais ça dans mon ventre et je savais pas quoi faire. Alors je m’ai couché par terre.
J’ai tendu le doigt avec lequel faut pas montrer et je l’ai appuyé contre ma tête. Et puis j’ai fait poum avec mon pouce et je m’ai tué. »

   
   Comme on peut le constater, Howard Buten nous raconte l’histoire de Gil, huit ans, à la première personne du singulier et avec le langage de cet âge. Cela  rend la lecture plus touchante peut-être.
   
   Gil réside à la Résidence Home d’enfants «Les Pâquerettes». Réside n’est pas le bon terme à vrai dire, est interné serait plus juste. Son crime? … A dire vrai, de crime il n’y a pas. Mais il y a un gigantesque malentendu, le malentendu éternel entre les adultes et les enfants. sur le comment voien,t et jugent les adultes , trop adultes, du monde des enfants et ce malentendu là porte sur la découverte de l’amour par Gil à cinq ans, découverte qui pourrait être magnifique et qui, au travers des préjugés des adultes devient un problème, le problème de Gil et la raison de sa présence aux «Pâquerettes».


Un roman d'amour. Raconté par un garçon de huit ans, qui dérange et bouleverse... Gil, victime de la bêtise des adultes qui transforment ses rêves en symptômes cliniques, et son amour en attentat.



 
AUTOBIOGRAPHIE : Quand j'avais cinq ans j'mai tué ...

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AUTOBIOGRAPHIE : VIPERE AU POING

Publié le par annepaingault




Vipère au poing, c'est le combat impitoyable livré par Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon, et ses frères, à leur mère, femme odieuse, surnommée Folcoche.
Cri de haine et de révolte, ce roman, largement autobiographique, le premier d'Hervé Bazin, lui apporta la célébrité et le classa d'emblée parmi les écrivains les plus lus de l'époque.




 

Vipère au poing est le premier roman d'Hervé Bazin. Celui-ci l'a rendu immédiatement célèbre. Il a été publié en 1948, et est le premier volet d'une trilogie qui raconte successivement l'enfance de Jean Rezeau, sa vie de jeune adulte puis celle d'homme d'âge mûr (jusqu'à la mort de sa mère Folcoche).
Cette trilogie (Vipère au poing, La Mort du Petit Cheval, Le Cri de la Chouette) est très largement autobiographique.

Vipère au Poing a été adapté à la télévision en 1971. Alice Sapritch y interprète le rôle de Folcoche dans une réalisation de Pierre Cardinal.(  = très très bien !!)

Accroche....

L'histoire débute durant l'été 1922. Un enfant découvre une vipère. Il la saisit et l'étouffe de ses mains.
 Cet acte lui vaut d'être comparé à Hercule, le personnage de la mythologie grecque, qui dans son berceau étrangla deux serpents.

25 ans plus tard, Jean Rezeau, "l'enfant de 1922" est le narrateur de l'histoire. Son surnom est Brasse-Bouillon. Il évoque la propriété de sa famille, La Belle Angerie. Il présente sa grand-mère paternelle, Mme Rezeau, chez qui lui et son frère aîné, Ferdinand, ont passé, parmi des domestiques dévoués, quelques années d'enfance heureuses tandis que leurs parents et leur plus jeune frère séjournaient en Chine. M. Rezeau père enseignait le droit international dans une université chinoise.

Lorsque Jean a huit ans, sa grand-mère meurt . Les parents doivent rentrer de Chine. Les deux frères ont hâte de revoir leurs parents et de découvrir ce petit frère, Marcel, qu'ils ne connaissent pas .

Mais les retrouvailles se transforment en cauchemar. Les deux frères sont sur le quai de la gare de Segré pour accueillir leurs parents et leur petit frère. Ils se précipitent vers leur mère pour l'embrasser. Mais celle-ci, agacée par ces gestes de tendresse les gifle sans ménagement et leur ordonne de porter les valises.

********

M. Rezeau cesse de travailler et vit des revenus de la propriété. Homme faible, il est dominé par sa femme et préfère passer ses journées à collectionner les insectes plutôt que de s'occuper de ses enfants.


Dès leur arrivée, les parents imposent une discipline de fer. M. Rezeau établit des horaires draconiens et Mme Rezeau commet de sévères brimades, certaines traumatisantes .

 Les deux frères aînés subissent la cruauté de leur mère, sa partialité et sa sévérité. Blessés par tant de cruauté, Fredie et Jean se réfugient dans l'hypocrisie et affublent leur mère du surnom de Folcoche, association de folle et de cochonne.

 


                                                 L'écrivain angevin Hervé Bazin 19110- 1996

 

             

Hervé Bazin est né en 1911 au sein d'une famille bourgeoise et catholique.
Il suit un cursus de Lettres à la Sorbonne puis il effectue divers métiers pendant la guerre.
Après plusieurs écrits poétiques dont le remarqué « Jour » pour lequel il obtient le prix Apollinaire, c'est en 1948, avec « Vipère au poing » qu'il atteint une véritable notoriété littéraire.
Dans cette oeuvre, il relate l'histoire d'une mère sèche et cruelle « Folcoche », s'inspirant ainsi fortement de son enfance difficile.
D'autres écrits suivent et notamment « La tête contre les murs ».
Il devient ensuite membre puis président de l'Académie Goncourt. Un de ses derniers livres « Le démon de Minuit » en 1988, n'a pas démenti l'intérêt que lui portent diverses générations de lecteurs. Hervé Bazin est mort en 1996.

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AUTOBIOGRAPHIE : TENTATIVE DE DEFINITION D'UN GENRE

Publié le par annepaingault


Plus de 6 miliards d'êtres humains sur Terre, qui naissent, qui meurent chaque jour.

L'autobiographie est un moyen de :


"
RESTER SUR TERRE
PAR QUELQUE MOYEN QUE CE SOIT "


l'autobiographie c'est :




- une nécessité d'ecrire
- mettre de l'ordre
- avoir un oeil juste
- un miroir face à soi-même

- quelque chose de douloureux
- écrire pour savoir qui on est

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Nature et fonction : le, la, les, l', leur, on : RAPPEL !!!!!!!

Publié le par annepaingault

Nature et fonction :  le, la, les, l', leur, on

 *complément d'objet direct  -  ** complément d'objet indirect - *** complément d'objet second

 

Le verbe s'accorde toujours avec son sujet, quels que soient les mots qui le précèdent, alors attention aux pièges.

le, la, les, l', placés devant un nom

 

- sont des articles définis.

Le journal, la table, les jours, l'étoile.

 

le, la, les, l' placés devant un verbe

 

- sont des pronoms personnels, COD* du verbe.

Je le réparerai, ton scooter    -   Les enfants l'adorent.

 

Toutefois,

ils peuvent être sujets de l'infinitif devant un verbe suivi d'un infinitif et former avec lui une proposition infinitive, COD* :

L'humoriste se lève, on le voit s'agiter (on voit le = l'humoriste s'agiter).

 

 

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REVISER .............................

Publié le par annepaingault

Pour le Devoir commun

Tout ce que nous avons fait en " NOTIONS " depuis le début de l'année.

Ce que nous avons fait en " SEQUENCE " sur INDIVIDU et POUVOIR

Savoir par coeur certes mais surtout savoir les pratiquer : les accords des PPassés

Un peu plus de choses....dimanche!!!!

Bisous à tous

 

Surtout : présentez correctement votre feuille et écrivez lisiblement

et

ET

répondez aux questions en faisant des PHRASES !

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Les grands héros homériques

Publié le par annepaingault

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Tout sur Achille

Publié le par annepaingault

Achille aux pieds légers

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