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ROME :CORNEILLE, Extrait de Horace ( Ne pas oublier)

Publié le par annepaingault

CORNEILLE, Extrait de Horace -

Rome et Albe en guerre ont désigné chacune trois guerriers ; leur combat décidera la victoire d’une des deux cités. Mais les Horace – les Romains – et les Curiace – les Albains – ont des liens de famille : Sabine, femme d’Horace, est la sœur de Curiace, et Camille, sœur d’Horace, aime Curiace. Après la victoire d’Horace, seul survivant du combat, Camille reçoit son frère…

 

 

Camille

 

Rome, l'unique objet de mon ressentiment !
Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !
Rome qui t'a vu naître et que ton cœur adore !
Rome enfin que je hais, parce qu'elle t'honore !
Puissent tous ses voisins, ensemble conjurés,
Saper ses fondements encor mal assurés !
Et si ce n'est assez de toute l'Italie,
Que l'Orient, contre elle, à l'Occident s'allie !
Que cent peuples unis des bouts de l'univers
Passent pour la détruire et les monts et les mers !
Qu'elle-même sur soi renverse ses murailles,
Et de ses propres mains déchire ses entrailles !
Que le courroux du ciel allumé par mes vœux,
Fasse tomber sur elle un déluge de feux !
Puissé-je de mes yeux y voir tomber ce foudre,
Voir ses maisons en cendres, et tes lauriers en poudre !
Voir le dernier Romain à son dernier soupir,
Moi seule en être cause, et mourir de plaisir.

   

CORNEILLE, Horace, Acte IV, scène 5

   

 

                      Les Horaces et les Curiaces

A l'époque du règne de Tullius Hostilius, Rome déclara la guerre à sa rivale Albe la Longue qui était la plus grande cité du Latium. Le roi ennemi Metus Fuffetius adressa ces paroles aux Romains : «Nous savons tous que nos voisins ,les étrusques, guettent le moment propice pour nous soumettre, nous peuples latins; cependant, nous sommes en train de nous disputer... Les Étrusques vont assister à notre combat comme un beau spectacle et, quand ils nous verrons affaiblis, ils se jetteront sur nous et nous écraseront sans peine. Pourquoi ne pas vider notre querelle en faisant combattre trois guerriers Albains contre trois Romains

Rome accepta ces propositions et désigna les trois frère Horace comme représentants de leur cité tandis q'Albe choisissait les trois frères Curiaces.

 

Entre les deux armées au repos les 6 hommes s'élancèrent l'un contre l'autre avec violence. Après quelques minutes d'un violent combat deux des Horaces tombèrent frappés à mort, tandis que les Curiaces n'étaient eux que blessés. De l'armée Romaine s'élevèrent des cris de désespoir.

Soudain le dernier Horace eut un trait de génie. S'élançant avec agilité il fit semblant de s'enfuir pour ne pas affronter les trois Horaces à la fois. Tombant dans le piège les trois Curiaces le poursuivirent aussi vite que leurs blessures respectives le leurs permettaient.

A un moment donné le Romain s'arrêta et affronta le premier adversaire. Il le tua et abattit sans problème le deuxième Curiace qui arrivait épuisé. Quant au troisième miné par les blessures et la longue course il prononça ces paroles avant de le tuer : «J’ai immolé les deux premiers aux mânes de mes frères, j‘abats maintenant le troisième pour que Rome prévale sur Albe-la-Longue!».

Après cette victoire Albe fut rasée et ses habitants allèrent vivre à Rome. L'Horace fut banni un certain temps de la cité pour avoir tué sa sœur Camille en lui reprochant de se lamenter sur la mort de son fiancé, un Curiace, et non pas sur la mort de ses frères.

 

 


Horace tue sa soeur Camille d'après Francesco de Mura,
 
Au retour, le vainqueur voyant sa soeur Camille pleurer un des Curiaces, son fiancé, la tua. Condamné à mort, il en appela au peuple, qui l'acquitta.
Mais son père lui imposa de passer sous le joug.
On montre encore, près de Rome, un prétendu tombeau des Horaces.
Le Serment des Horaces, oeuvre de Jacques-Louis DAVID Paris 1748 / Bruxelles 1825.

Le Serment des Horaces, oeuvre de Jacques-Louis DAVID Paris 1748 / Bruxelles 1825.

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Anonyme 30/11/2014 14:58

Serait-il possible d'avoir les sources du discours de Mettius Fufetius , plus précisément :

«Nous savons tous que nos voisins ,les étrusques, guettent le moment propice pour nous soumettre, nous peuples latins; cependant, nous sommes en train de nous disputer... Les Étrusques vont assister à notre combat comme un beau spectacle et, quand ils nous verrons affaiblis, ils se jetteront sur nous et nous écraseront sans peine. Pourquoi ne pas vider notre querelle en faisant combattre trois guerriers Albains contre trois Romains ?»

?

anne Paingault 30/11/2014 19:49

je ne puis vous répondre exactement ...donner d'autres pistes mais pas répondre EXACTEMENT ....désolée .
Pour des choses intéressantes voir : http://bcs.fltr.ucl.ac.be/fe/05/tullus2.html#trahison
et
http://www.forumromanum.org/literature/aurelius_victor/illustrf.html
mais les sources EXACTES de ce discours....???