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POESIE LYRIQUE et MYTHES ANTIQUES

Publié le par annepaingault

                                          Lyre, Cithare, Harpe, Luth…

La tradition nous rapporte que la lyre fut inventée par Mercure ou par l’une des neuf Muses, Polymnie. C’était l’instrument de musique favori d’Apollon et d’Orphée, aux accents prestigieux. Et c’est aussi depuis toujours le symbole des poètes. Plus généralement, la lyre est le symbole de l’harmonie cosmique : c’est au son de la lyre qu’Amphion bâtit les murs de Thèbes. 

                                 Polymnie, Erato et Melpomène

                                                              Le Sueur (1616-1655)

Dans la mythologie grecque, Amphion était le fils de Jupiter et d’Antiope, frère jumeau de Zéthos. Tous deux, sur l’ordre de leur oncle Lycos, roi de Thèbes, furent abandonnés enfants sur le mont Cithéron et recueillis par des bergers. Amphion devint alors un grand poète et un musicien, comme Orphée. Orphée avait le pouvoir d’entraîner les animaux par son chant ; Amphion, lui, pouvait par le même moyen déplacer des pierres. En effet, pour venger sa mère, maltraitée par Dircé, il tua celle-ci puis bâtit les remparts de Thèbes uniquement à l’aide de sa flûte et de sa lyre. Uni à Niobé, il en eût plusieurs enfants, les Niobides.

Cette lyre, attribut d’Apollon, symbolise également les pouvoirs de divination qui étaient propres au dieu. Mais en tant qu’attribut des Muses Uranie (l’astrologie) et Erato (la musique), la lyre symbolisait l’inspiration poétique et musicale.

 

Amphion par Vigée-Lebrun 

 

 

Dans la mythologie grecque, Uranie était la Muse qui présidait à l’astronomie et à l’astrologie, ces deux disciplines étant indissociables chez les Grecs. Elle était la mère de Linos, conçue avec Apollon ou bien Amphimaros. On la représente vêtue d’une robe de couleur d’azur, couronnée d’étoile, et soutenant des deux mains un globe qu’elle semble mesurer, ou bien ayant près d’elle un globe posé sur un trépied, et plusieurs instruments de mathématiques. Elle est assistée par les Ouranies, les nymphes célestes. Selon Catulle, Bacchus la rendit mère d’Hymen.


Lamentations d'Orphée (1896)
                                             d'après Alexandre SEON © Musée d'orsay

 

                                                      Death of Orpheus - Mort D'Orphée - Emile Lévy (1866)
Orphée, le musicien légendaire, fut si éprouvé par la douleur suite à la mort accidentelle de son épouse, Eurydice, mordue par un serpent, qu’il osa descendre aux Enfers et charma par sa musique Hadès, Dieu du royaume des morts. Le dieu lui accorda la permission de ramener Eurydice dans le monde des vivants, mais imposa une condition : Orphée ne devait jamais se retourner pour la regarder le suivant sur le chemin du retour vers la vie. Lorsque Orphée fut sorti des profondeurs des Enfers, il se tourna alors joyeusement vers sa femme, mais il le fit trop tôt : Eurydice, lui murmurant adieu, disparut alors même que plein d’amour, il tendait vers elle ses bras, et c’est ainsi qu’il la perdit une seconde fois, et pour toujours. Orphée se mit alors à errer seul de par la terre, recherchant les lieux déserts loin des hommes, accablé de douleur mais continuant de jouer sa musique, avec pour seuls spectateurs les animaux, les roches et les arbres. Un jour, un groupe de Ménades le découvrirent et elles le tuèrent, mettant en pièces son corps. La légende dit que les Muses recueillirent les membres épars du corps d’Orphée et l’enterrèrent au pied de l’Olympe, et que depuis ce jour le chant des rossignols n’est nulle part aussi beau qu’à cet endroit.

Selon la mythologie grecque, le jeune dieu Hermès, fils de Zeus et messager des dieux créa la lyre à partir d'une grande carapace de tortuequ'il perça pour y fixer des roseaux d'où partaient sept cordes en boyaux de brebis ; l'ensemble était recouvert d'une peau de bœuf . Hermès céda ensuite sa lyre à Apollon

 La lyre est l'attribut d'Hermès, son inventeur,

d'Apollon musagète,

d'Orphée,

d'Erato, muse de la poésie lyrique et par extension du poète lyrique.


 

 G. Moreau, Jeune fille thrace portant la tête d’Orphée, 1865, musée d’Orsay

Les muses recueillent les membres d’Orphée après sa mort. On raconte que sa tête chante encore après sa mort.

 

 

 

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justine paingault 15/09/2013 21:07

bisous maman

Anne Paingault 18/09/2013 14:32

Je viens juste de voir ton message...alors, intéressant cet article ??? Bizzzzz