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"Fantômes et farfafouilles", de Fredric Brown

Publié le par annepaingault

Merci  "au merveilleux monde de Nebalia"

  La nouvelle à l’humour noir   « Cauchemar en jaune », vue en classe, est extraite du recueil Fantômes et Farfafouilles de Fredric Brown

       

     

 

Fredric Brown (1906-1972) est aussi l’auteur de Martiens, go home, dont voici un extrait  très intéressant... Qui a dit que les adjectifs ne servaient à rien ?????:    

« Psychologiquement, les Martiens se ressemblaient encore plus que physiquement, mis à part quelques variations d’ordre secondaire (il y en avait quelques-uns qui étaient encore pires que les autres). Mais tous, autant qu’ils étaient, se montraient acariâtres, arrogants, atrabilaires, barbares, bourrus, contrariants, corrosifs, déplaisants, diaboliques, effrontés, exaspérants, exécrables, féroces, fripons, glapissants, grincheux, grossiers, haïssables, hargneux, hostiles, injurieux, impudents, irascibles, jacasseurs, korriganesques. Ils étaient lassants, malfaisants, malhonnêtes, maussades, nuisibles, odieux, offensants, perfides, pernicieux, pervers, querelleurs, railleurs, revêches, ricanants, sarcastiques, truculents, ubiquistes, ulcérants, vexatoires, wisigothiques, xénophobes et zélés à la tâche de faire vaciller la raison de quiconque entrait en leur contact… »

     

 

 Mais,

vous trouverez

Cauchemar en jaune et autres nouvelles

" BROWN (Fredric), Fantômes et farfafouilles, traduit de l’américain par Jean Sendy, traduction révisée par Thomas Day, [Paris], Denoël – [Gallimard], coll. Folio Science-fiction, [1963, 2001] 2006, 310 p.

 
certains textes sont hilarants, et parfois un brin grivois, d’autres tragiques, d’autres encore cauchemardesques ; on y trouve à nouveau de la science-fiction et du fantastique (sans nette prédominance de la première cette fois-ci), mais aussi du policier, des fables, des textes relevant de la « littérature générale »… On voit bien ici à quel point il serait réducteur de cantonner Fredric Brown à son rôle de père fondateur de la SF humoristique : le bonhomme était bourré de talent, et savait l’exercer de bien des manières différentes.
 
Mais il avait néanmoins une maîtrise rare de la forme courte, et même, autant le dire, de la forme vraiment très très courte : sur la quarantaine de nouvelles que comprend ce recueil, la plupart sont des histoires à chute ne s’étendant que sur deux ou trois pages, et la dernière, l’excellentissime « F.I.N. », sur une seule. Ce n’est qu’en fin de volume que l’on trouvera des textes plus longs, non moins réussis d’ailleurs (« L’assassinat en dix leçons faciles », « Sombre interlude », « Entité-piège », « Agnelle », « Moi, Flapjack et les Martiens », « La bonne blague », « Dessinateur humoristique » et enfin « Les Farfafouille »).
 
Bref : un recueil où l’on trouvera à boire et à manger, mais avec le standing d’un quatre étoiles ; la qualité est toujours présente, et les nouvelles composant Fantômes et farfafouilles, quelle que soit l’émotion qu’elles visent à provoquer, touchent généralement juste. Quelques exemples ? Allez : l’histoire d’un homme à la recherche d’une actrice prisonnière des Abominables Hommes des Neiges (« Abominable ») ; la sordide histoire d’un petit voyou dont tous les souhaits se réalisent (« Ricochet ») ; une série de « cauchemars », fantastiques ou pas, drôles (« cauchemar en jaune », l’histoire d’un homme qui tue sa femme…) ou tragiques (« Cauchemar en gris », le très éprouvant « Cauchemar en bleu ») ; un charmant repas de famille qui tourne au Conte de la crypte (« L’anniversaire de Grand-mère ») ; « Les grandes découvertes perdues » du fait d’un petit oubli fâcheux ; un crime parfait, si ce n’est une « Erreur fatale » ; une amusante variation sur les paradoxes temporels (« Les vies courtes et heureuses d’Eustache Weaver ») ; une parthénogenèse aux conséquences troublantes (« Jicets »)… Et puis quelques plaisanteries salaces de temps à autres (« Vilain », « Abominable », « L’anneau de Hans Carvel », « La corde enchantée », « Comme ours en cage », « Histoire de pêcheur »…). Tout cela est généralement très efficace, mais impossible à résumer
 
 Il existe aussi une adaptation cinématographique
 
 québecoise de la nouvelle que nous avons étudiée en
 
classe. C'est un court métrage assez libre  ... mais si cela
 
vous inetresse , voici le lien où vous pourrez le regarder :
 
                                                            "Huit heures et six ou Cauchemar en jaune"

 

         http://www.youtube.com/watch?v=1hDBGKaqsEs

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