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Rediger ...introduction et conclusion ...devoir de réflexion

Publié le par annepaingault

merci au collège UNESCO "Bébel" de Sainte-Rose en Guadeloupe!

Brevet/Français : Bien écrire, bien rédiger une rédaction

1. Lire et relire la consigne : ce conseil tout bête peut vous éviter le hors-sujet et donc une note en dessous de la moyenne ! Il vaut mieux perdre 5 minutes à relire le sujet.

2. Faire un brouillon : organisez vos idées sur un brouillon, faites un plan. Parfois, la consigne donne des indices sur l’organisation du plan.

3. Introduction : il faut toujours faire une introduction. Celle-ci ne doit-être ni trop longue ni trop courte.

Argumentation : si le sujet est une argumentation, l’introduction doit donner une idée de votre plan.

Récit : si vous devez rédiger un récit, l’introduction présente l’histoire, plante le décor.

Portrait, description : pour un portrait, comme pour une description, l’introduction présente ce que vous allez décrire.

4. Conclusion : elle est également indispensable. Elle achève un récit, elle résume vos idées dans le cas d’une argumentation. Cependant, elle peut aussi servir d’ouverture vers un sujet proche, et prendre la forme d’une question…

5. Développement : le développement est le plus gros du travail.

Pour bien réussir, il y a quelques règles à savoir :

Alinéas : on commence toujours un nouveau paragraphe par un alinéa, c’est-à-dire par un écart, un espace entre la marge et le premier mot du paragraphe.

Sauter une ligne : lorsque que l’on change totalement de sujet ou d’idée, on saute une ligne pour écrire le nouveau paragraphe.

Connecteurs : lorsque l’on passe d’un paragraphe à un autre, il ne faut pas oublier que ce qu’on écrit n’est pas une suite de paragraphes sans liens mais un texte entier. On écrit un ensemble de paragraphes qui sont liés les uns aux autres, même s’ils ont des sujets différents.

Pour lier les paragraphes et les idées, on utilise donc des connecteurs, c’est-à-dire des mots de liaison ou de transition. Ces connecteurs peuvent servir à comparer des éléments, à ajouter un élément, à justifier quelque chose, à expliquer un argument ou une situation, à conclure, à introduire, à illustrer…

Exemples de connecteurs : et, de plus, d’ailleurs, d’une part, d’autre part, aussi, donc, alors, non seulement… mais encore, en réalité, parce que, car, puisque, étant donné que, en effet, premièrement, deuxièmement, d’abord, avant tout, afin que, pour que, grâce à, sans doute, par exemple, ensuite, après….

Arguments : lorsque vous argumentez, essayez d’organiser votre texte de façon à donner les arguments les plus convaincants en dernier. Commencez par le moins important pour terminer par celui qui vous semble le plus percutant.

Temps : regardez-bien les temps des verbes que vous avez employés. Est-ce qu’ils sont correctement utilisés? (sinon, révisez la valeur des temps).

Style : faites attention au style, aux registres de langue lorsque vous écrivez! Si vous écrivez de façon soutenue, n’employez pas juste après des expressions familières et vice versa. De même, faites attention à ne pas écrire comme vous parlez : on a tendance, par exemple, à dire « je sais pas » mais on doit écrire « je ne sais pas ».

6. Lire et relire : maintenant que vous avez bien suivi ces conseils et rédigé votre travail, relisez-le attentivement. Faites comme si vous lisiez le texte de quelqu’un d’autre, dans un journal ou un roman; si vous trouvez que c’est intéressant et surtout agréable à lire, vous pouvez déjà être fier de vous!

7. Orthographe : si le devoir que vous faites est à faire à la maison, profitez des outils autour de vous tels que le dictionnaire, Internet ou même vos parents ou amis. Si le devoir est à faire en classe, regardez surtout vos accords (sujet accordé avec le verbe, adjectif accordé avec le nom, accord avec les auxiliaires être et avoir…) et le temps des verbes. En effet, si vous écrivez mal un mot, c’est que vous ne le connaissez peut-être pas vraiment et vous êtes excusables, par contre les règles d’accords sont toujours les mêmes et vous n’avez donc pas d’excuse.

8. Bon courage!

Sujet 2 : de réflexion

« Le travail des jeunes pendant les vacances : certains y sont favorables, d'autres le refusent. Dans un développement organisé d'une vingtaine de lignes, vous exposerez les arguments des uns et des autres. »

Face à un tel sujet vous avez la possibilité de le reformuler de la façon suivante :

Que faut-il penser du travail des jeunes pendant les vacances ?

Vous avez affaire à un sujet d'argumentation. Il faut évaluer les avis différents sur la question et les exposer.

Pour cela , sur brouillon, je vous conseille de faire un tableau en deux colonnes : une colonne pour les arguments favorables à ce travail, une autre consacrée au contraire aux critiques.

Essayez de formuler clairement vos idées par une courte phrase afin que, dans votre rédaction, vous puissiez reprendre l'idée telle quelle. Distinguez bien les arguments et les exemples.

Pour le travail saisonnier des jeunes

Contre le travail saisonnier des jeunes

- un travail saisonnier permet aux jeunes de découvrir le onde du travail dans des conditions favorables : un ou deux mois seulement.

- le travail saisonnier ne leur apporte aucune formation : on n'a pas le temps en deux mois d'apprendre un métier

- cette première expérience leur permet de toucher leur premier salaire : c'est une satisfaction pour eux et cela constitue de l'argent de poche pour l'année

- les jeunes ont besoin de se reposer pendant les vacances après une année scolaire parfois difficile. Il faut qu'ils profitent de leur insouciance.

- c'est l'occasion de prendre conscience de la difficulté de la vie des adultes (de leurs parents) : voyant comment travaillent leur parents, ils mûrissent et changent parfois d'attitude vis-à-vis d'eux.

- travailler pendant l'été risque de les fatiguer pour leur rentrée et une année mal commencée se finit souvent par un redoublement.

Votre tableau achevé (si possible avec autant d'arguments dans chaque camp), vous pouvez commencer la rédaction.

Il faut introduire votre rédaction et présenter le débat et la question en jeu.

Pour commencer votre introduction vous pouvez évoquer brièvement la situation de votre protagoniste : Jacques.

« Dans le texte d'A.Camus, Jacques veut profiter de ses vacances mais sa grand-mère qui n'a jamais eu de vacances ne comprend pas qu'il ne fasse rien pendant ces trois mois. Aussi cherche-t-elle à le faire travailler. Or Jacques est jeune : il n'a que treize ans. Que penser du travail des jeunes pendant les vacances ? Les avis sur cette question sont partagés. »

Votre introduction achevée, il faut commencer par exposer l'un de deux avis : stratégiquement il vaut mieux exposer l'avis dont vous vous sentez le plus proche à la fin de votre devoir. En effet le correcteur se souviendra plus facilement de la fin de votre travail que du début. Or vous serez plus convaincant en croyant à la force de vos arguments. Votre avis sera donc exposé à la fin. Si je trouve bien de travailler l'été, je commencerai par l'avis opposé. Mon plan sera donc :

1) Certains pensent que travailler pendant les vacances est nuisible pour les jeunes

2) D'autres au contraire estiment que cela apporte des avantages certains.

Vous rédigez un texte argumentatif : n'oubliez donc pas les mots de liaison. Pour votre sujet il vous faut utiliser :

- les mots d'addition pour exposer les différents arguments d'une colonne: de plus, par ailleurs, en outre, d'une part…d'autre part, ensuite….

- Les mots d'opposition pour montrer que les avis divergent d'une colonne à l'autre : en revanche, néanmoins, toutefois, cependant…

- Les mots de conséquence pour conclure: c'est pourquoi, en conséquence, donc, pour conclure…

Comme deux avis s'opposent il est attendu que vous fassiez deux paragraphes principaux : un par avis (ou colonne). A chaque argument vous allez à la ligne. Pour passer au second paragraphe vous sautez une ligne.

Vous pouvez imaginer retranscrire ce que des parents vous auraient confié si vous les aviez interrogés.

N'oubliez pas de conclure. Rien n'indique dans votre sujet que vous devez donner explicitement votre avis. Ne dites donc pas « je » mais vous pouvez toutefois sous-entendre que vous avez une préférence. Pensez à conclure comme vous avez introduit : avec des références au texte de Camus mais aussi en rappelant la loi qui protège le travail des mineurs.

« Les avis concernant le travail des jeunes pendant les vacances restent partagés. Le jeune Jacques n'aurait, aujourd'hui, de toute façon pas eu le droit de travailler puisque la limite légale est de seize ans. Il faut enfin que le jeune lui-même se sente prêt à entrer dans le monde travail même pour une durée de deux mois. »

FIN

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