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La Marseillaise....on en parle et reparle....

Publié le par annepaingault

Nous sommes le 25 avril 1792, à Strasbourg, et Rouget de Lisle apprend que Louis XVI vient de déclarer la guerre à l’Autriche.

Les Strasbourgeois pavoisent, ils font la fête et Rouget de Lisle se retrouve le soir-même dans un dîner mondain organisé par son ami le baron Dietrich.

À table, le vin coule à flot. Dietrich s’offusque que l’armée française ne possède pas encore d’hymne digne de ce nom pour marcher sur l’ennemi et donner aux troupes du cœur à l’ouvrage. Connaissant sa passion pour la musique et l’écriture, il se tourne alors vers Rouget de Lisle et lui propose de composer lui-même ce chant. Ce dernier bredouille qu’il tâchera de faire de son mieux…

Rouget ne se sent pas de taille à accomplir la mission qu’on lui a donné. Les chants guerriers, franchement, ce n’est pas trop son domaine, lui qui est plutôt spécialisé dans la romance et les chants bucoliques… Alors qu’l marche dans les rues strasbourgeoises pour rentrer chez lui, il tombe sur des affiches de propagande placardés un peu partout dans la ville:

Aux armes,citoyens! L’étendard de la guerre est déployé! Le signal est sonné! Aux armes! Il faut combattre, vaincre, ou mourir.

Aux armes, citoyens! Si nous persistons à être libres, toutes les puissances de l’Europe verront échouer leurs sinistres complots. Qu’ils tremblent donc, ces despotes couronnés! L’éclat de la Liberté luira pour tous les hommes. Vous vous montrerez dignes enfants de la Liberté, courez à la Victoire, dissipez les armées des despotes!

Marchons! Soyons libres jusqu’au dernier soupir et que nos vœux soient constamment pour la félicité de la patrie et le bonheur de tout le genre humain!

Rouget de Lisle y voit là une source d’inspiration formidable pour le chant qu’il s’apprête à composer. Et il se sert allégrement des phrases entières de l’affiche afin de les mettre en musique.

Il ouvre également un recueil de poésies de Boileau et y recopient sans problèmes certains vers de l’illustre poète

Quant à la phrase d’ouverture de sa chanson, « Allons, enfants de la patrie », il ne va pas la chercher bien loin non plus… lui-même appartenant au bataillon surnommé « les Enfants de la patrie »!

Quant à l'air un certain Ignace Pleyel lui aurait donné la main et aurait mis en musique les paroles de Rouget mais cet air est en réalité directement inspiré de La Marche d’Assuérus, un morceau composé par Lucien Grisons plusieurs années auparavant!!!!!!

Rouget de Lisle retourne ensuite chez Dietrich et lui fait écouter son « œuvre » qu’il a intitulé Chant de guerre pour l’armée du Rhin.

Le succès du chant composé par Rouget de Lisle est immédiat. Sans tarder, les paroles et partitions sont imprimées et distribuées aux militaires qui entonnent cet air joyeusement et avec conviction. Mais quelques exemplaires de ce tirage papier se baladent un peu partout en France et atterrissent par hasard à Marseille… le chant plaît immédiatement aux Révolutionnaires marseillais qui s’apprêtent à marcher sur Paris. Et voilà en toute logique, le Chant de guerre pour l’armée du Rhin est rebaptisé en Marseillaise

"Lorsqu’il apprend cette nouvelle, Rouget de Lisle est sous le choc. Lui, monarchiste convaincu et amoureux secret de Marie-Antoinette (qu’il a rencontré quelques années plus tôt et dont il est tombé sous le charme), est associé au chant anti-royaliste! Car c’est bien son nom qui est resté en signature!"

"Comble de l’ironie: le pauvre Rouget est considéré comme un ennemi de la République et fait un tour dans les geôles parisiennes sur ordre du Comité de Salut Public. Il échappe heureusement de justesse à la guillotine et est relâché après le 9 Thermidor (c’est à dire la chute de Robespierre)…"

cf :http://www.etaletaculture.fr/histoire/la-marseillaise-nest-pas-un-chant-revolutionnaire/

 Nom de naissance Claude Joseph Rouget de Lisle   Naissance 10 mai 1760 Lons-le-Saunier (Jura)   Décès 26 juin 1836 (à 76 ans) Choisy-le-Roi (Val-de-Marne)   Nationalité Drapeau de la France Française   Activités Poésie, Musique

Nom de naissance Claude Joseph Rouget de Lisle Naissance 10 mai 1760 Lons-le-Saunier (Jura) Décès 26 juin 1836 (à 76 ans) Choisy-le-Roi (Val-de-Marne) Nationalité Drapeau de la France Française Activités Poésie, Musique

Le sujet et la date exacte de cette toile ne sont pas définitivement établis. On peut toutefois raisonnablement avancer, à la suite de Philippe Bordes, que l’officier assis à son bureau la plume à la main, inspiré et fasciné par l’allégorie d’une France victorieuse, représente Rouget de Lisle sur le point de composer le Chant de guerre de l’armée du Rhin, qui deviendra bientôt l’hymne national français sous le nom de Marseillaise. L’allégorie, source d’inspiration et de motivation du jeune capitaine, pointe du doigt une inscription lumineuse — PRO PATRIA — et fait apparaître devant les yeux du poète une scène de charge militaire. Le tableau est rythmé par les couleurs du drapeau tricolore qui se répondent de chaque partie de l’étendard tenu fièrement par une France victorieuse dénudée et déterminée à agir sur le cours de l’histoire révolutionnaire. Outre l’inspiration patriotique et poétique, l’allégorie marque également par sa position élancée et son visage expressif le combat militaire révolutionnaire, la patrie en danger, les armées étrangères aux frontières et les engagés volontaires, auxquels répondent l’officier haranguant ses hommes et le sabre de Rouget de Lisle posé contre une chaise. La composition d’ensemble offre une vision poétique du moment créatif tout en accentuant les éléments patriotiques d’un chant emblématique de la période révolutionnaire autant que des luttes sociales et politiques de tout le XIXe siècle.  Idéal républicain, fougue révolutionnaire et symbolisme se mélangent dans cette toile afin de donner au sujet et surtout à sa source d’inspiration — La Marseillaise — toute sa dimension patriotique. Premier hymne national moderne, La Marseillaise joue un rôle de pionnière dans l’expression manifeste d’une conscience nationale. Malgré une double dimension – révolutionnaire et nationale – qui lui a valu une image parfois ambivalente, ce chant s’est vu définitivement consacré comme hymne national avec l’avènement de la IIIe République et la célébration du centenaire de 1789. Outre cet aspect conjoncturel, le tableau illustre parfaitement le rôle de ce chant dans les exploits militaires des armées françaises révolutionnaires, comme l'a évoqué Olivier en 1820 dans son Histoire critique et militaire des guerres de la Révolution : “ Les générations à venir s’étonneront de voir des chansons figurer au nombre des causes des succès militaires, mais il n’en demeure pas moins avéré que ces couplets, pleins d’énergie et de patriotisme, accompagnés par la musique la plus martiale, animèrent une jeunesse ardente, contribuèrent à faciliter les levées, enflammèrent le courage des soldats et leur firent soutenir les privations avec autant de gaieté qu’ils affrontaient les dangers. ”  Auteur : Pascal DUPUY

Le sujet et la date exacte de cette toile ne sont pas définitivement établis. On peut toutefois raisonnablement avancer, à la suite de Philippe Bordes, que l’officier assis à son bureau la plume à la main, inspiré et fasciné par l’allégorie d’une France victorieuse, représente Rouget de Lisle sur le point de composer le Chant de guerre de l’armée du Rhin, qui deviendra bientôt l’hymne national français sous le nom de Marseillaise. L’allégorie, source d’inspiration et de motivation du jeune capitaine, pointe du doigt une inscription lumineuse — PRO PATRIA — et fait apparaître devant les yeux du poète une scène de charge militaire. Le tableau est rythmé par les couleurs du drapeau tricolore qui se répondent de chaque partie de l’étendard tenu fièrement par une France victorieuse dénudée et déterminée à agir sur le cours de l’histoire révolutionnaire. Outre l’inspiration patriotique et poétique, l’allégorie marque également par sa position élancée et son visage expressif le combat militaire révolutionnaire, la patrie en danger, les armées étrangères aux frontières et les engagés volontaires, auxquels répondent l’officier haranguant ses hommes et le sabre de Rouget de Lisle posé contre une chaise. La composition d’ensemble offre une vision poétique du moment créatif tout en accentuant les éléments patriotiques d’un chant emblématique de la période révolutionnaire autant que des luttes sociales et politiques de tout le XIXe siècle. Idéal républicain, fougue révolutionnaire et symbolisme se mélangent dans cette toile afin de donner au sujet et surtout à sa source d’inspiration — La Marseillaise — toute sa dimension patriotique. Premier hymne national moderne, La Marseillaise joue un rôle de pionnière dans l’expression manifeste d’une conscience nationale. Malgré une double dimension – révolutionnaire et nationale – qui lui a valu une image parfois ambivalente, ce chant s’est vu définitivement consacré comme hymne national avec l’avènement de la IIIe République et la célébration du centenaire de 1789. Outre cet aspect conjoncturel, le tableau illustre parfaitement le rôle de ce chant dans les exploits militaires des armées françaises révolutionnaires, comme l'a évoqué Olivier en 1820 dans son Histoire critique et militaire des guerres de la Révolution : “ Les générations à venir s’étonneront de voir des chansons figurer au nombre des causes des succès militaires, mais il n’en demeure pas moins avéré que ces couplets, pleins d’énergie et de patriotisme, accompagnés par la musique la plus martiale, animèrent une jeunesse ardente, contribuèrent à faciliter les levées, enflammèrent le courage des soldats et leur firent soutenir les privations avec autant de gaieté qu’ils affrontaient les dangers. ” Auteur : Pascal DUPUY

A propos du tableau ci-dessus:
Titre : Rouget de Lisle composant la Marseillaise (?)

Auteur : Auguste PINELLI (1823-?)
Date de création : 1875
Date représentée : 25 avril 1792
Technique et autres indications : Huile sur toile
Lieu de Conservation : Musée de la Révolution française, Vizille (Vizille) ; site web
Contact copyright : Musée de la Révolution française. BP 1753. 38220 Vizille. Tél. : 04 76 68 07 35 / Fax : 04 76 68 08 53. ; site web
Référence de l'image : MRF 1974-261 -

See more at: http://www.histoire-image.org/site/oeuvre/analyse.php

La Marseillaise (départ des volontaires de 1792) Sculpture de François Rude, terminée en 1836 - Arc de Triomphe de L'Etoile, Paris

La Marseillaise (départ des volontaires de 1792) Sculpture de François Rude, terminée en 1836 - Arc de Triomphe de L'Etoile, Paris

LE TEXTE même :

"Le texte a subi plusieurs modifications de couplets. On compte aujourd’hui 12 couplets et un couplet dit « des enfants ». La majorité des couplets n’est plus dans la version « officielle », celle que l’on trouve sur le site internet de l’Élysée. Seul le premier couplet est chanté lors des événements.

Deux couplets (les « couplets des enfants ») ont été ajoutés ultérieurement, dont l’un d’eux a depuis été supprimé de la version « officielle ».

Enfin, eu égard à son caractère religieux, le 8e couplet a été supprimé par Joseph Servan, ministre de la Guerre, en 1792. Un autre couplet a été supprimé car il a été jugé trop violent.

Sur la partition originale de Rouget de Lisle, on voit clairement écrit « Marchez, Marchez » au refrain, qui s’accorde avec « Formez vos bataillons », 2e personne du pluriel. La transcription officielle est pourtant « Marchons, marchons », qui tenterait d’établir une rime avec « bataillons » et « sillons ». En réalité, Rouget de Lisle était capitaine. Et en qualité d’officier, il commandait ses hommes. D’où la formule impérative. Néanmoins la Marseillaise est une marche et on peut imaginer que les soldats en manoeuvre en reprenaient le refrain, en chantant « marchons » et non « marchez ». Cette version se serait imposée par transmission orale.

Rouget de Lisle n’ayant écrit que 6 couplets, le site officiel de l’Élysée indique que l’auteur du 7e couplet reste inconnu. Dans son ouvrage Sous le bonnet rouge de sa collection « La Petite Histoire », G. Lenotre rapporte la tradition viennoise, selon laquelle ce couplet aurait été composé par l’abbé Antoine Pessonneaux. Cette version a été reprise par Claude Muller dans Les Mystères du Dauphiné.

Selon lui, l’abbé, professeur de rhétorique au collège de Vienne de 1788 à 1793 né à Lyon le 31 janvier 1761, jugeant que le texte était incomplet, puisqu’il n’évoquait pas les nouvelles générations, écrivit le « couplet des enfants » qu’il fit chanter par les élèves lors de la fête de la fédération du 14 juillet 1792 en présence de la population et de soldats de bataillon de fédérés marseillais alors en transit dans la ville.

Ce couplet passa ensuite à Paris, grâce au député Benoît Michel de Comberousse. Traduit devant le tribunal à Lyon – le 1er janvier 1794 (12 nivôse an II) selon G. Lenotre -, l’abbé aurait été sauvé de la mort en se présentant comme l’auteur du septième couplet de la Marseillaise. L’abbé Pessonneaux mourut le 10 mars 1835.

Également selon Claude Muller, en 1848, Louis du Bois, ancien sous-préfet né à Lisieux le 16 novembre 1773, mort le 9 juillet 1855, affirma être l’auteur du couplet et expliqua avoir emprunté l’idée au chant des Spartiates rapporté par Plutarque, ouvrant une querelle d’historiens."

cf http://www.fdesouche.com/175099-le-memorial-de-la-marseillaise-ouvre-a-marseille

La Marseillaise....on en parle et reparle....

La Marseillaise

Premier couplet

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L’étendard sanglant est levé. (bis)
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats,
Qui viennent jusque dans nos bras
Egorger nos fils et nos compagnes.

Aux armes citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

Couplet 2

Que veut cette horde d’esclaves
De traîtres, de rois conjurés.
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
Français pour nous ah ! Quel outrage
Quel transport il doit exciter,
C’est nous qu’on ose menacer
De réduire à l’antique esclavage !

Refrain

Couplet 3

Quoi ces cohortes étrangères
Feraient la loi dans nos foyers ?
Quoi ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fiers guerriers ? (bis)
Grands dieux, par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient.
Les vils despotes deviendraient
Les maîtres de nos destinées.

Refrain

Couplet 4

Tremblez tyrans et vous perfides,
L’opprobe de tous les partis.
Tremblez, vos projets parricides
Vont enfin recevoir leur prix. (bis)
Tout est soldat pour vous combattre.
S’ils tombent nos jeunes héros,
La France en produit de nouveaux
Contre vous tout prêts à se battre.

Refrain

Couplet 5

Français en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups !
Epargnez ces tristes victimes,
A regret s’armant contre nous. (bis)
Mais ces despotes sanguinaires,
Mais ces complices de Bouillé,
Tous ces tigres, qui, sans pitié,
Déchirent le sein de leur mère.

Refrain

Couplet 6

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs.
Liberté, liberté chérie
Combats avec tes défenseurs. (bis)
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que nos ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire.

Refrain

Couplet 7

Foulant aux pieds les droits de l’homme
Les soldatesques légions
Des premiers habitants de Rome
Asservirent les nations. (bis)
Un projet plus grand et plus sage
Nous engage dans les combats
Et le Français n’arme son bras
Que pour détruire l’esclavage.

Refrain

Couplet 8

Oui déjà, d’insolents despotes
Et la bande des émigrés
Faisant la guerre aux sans-culottes
Par nos armes sont altérés. (bis)
Vainement leur espoir se fonde
Sur le fanatisme irrité,
Le signe de la liberté
Fera bientôt le tour du monde.

Refrain

Couplet 9

Ô vous que la gloire environne,
Citoyens, illustres guerriers,
Craignez, dans le champs de Bellone,
Craignez de flétrir vos lauriers ! (bis)
Aux noirs soupçons inaccessibles
Envers vos chefs, vos généraux,
Ne quittez jamais vos drapeaux,
Et vous resterez invincibles.

Refrain

Couplet 10

Peuple français, connais ta gloire,
Couronné par l’égalité,
Quel triomphe, quelle victoire,
D’avoir conquis la liberté ! (bis)
Le dieu qui lance le tonnerre
Et commande aux éléments,
Pour exterminer les tyrans,
Se sert de ton bras sur la Terre.

Refrain

Couplet 11

Nous avons de la tyrannie,
Repoussé les derniers efforts,
De nos climats, elle est bannie,
Chez les Français les rois sont morts. (bis)
Vive à jamais la République !
Anathème à la royauté !
Que ce refrain partout porté,
Brave des rois la politique.

Refrain

Couplet 12

La France que l’Europe admire
A reconquis la liberté
Et chaque citoyen respire,
Sous les lois de l’égalité. (bis)
Un jour son image chérie
S’étendra sur tout l’univers.
Peuple, vous briserez vos fers
Et vous aurez une Patrie !

Refrain

Couplets des enfants

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n’y seront plus.
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus. (bis)
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil,
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre.

Refrain

Enfants, que l’honneur, la Patrie
Fassent l’objet de tous vos vœux !
Ayons toujours l’âme nourrie
Des feux qu’ils inspirent tous deux. (bis)
Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible :

Aux armes citoyens !
Formez vos bataillons !
Marchons, marchons
Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

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